La centrale syndicale de l’enseignement hausse le ton : Le gouvernement s’active à répondre aux exigences
Pour permettre au corps de l’enseignement guinéen d’être traité dignement, et ne plus être confronté aux problèmes administratifs, la centrale syndicale des enseignements a remis au gouvernement guinéen ses exigences dans un mémorandum de 15 points et menace d’aller en grève d’ici le 5 novembre prochain.
Pour la centrale syndicale si les 15 points ne sont pas satisfaits, les enseignants iront en grève et cela sans compromis. Mais le plus urgent pour la centrale syndicale est la satisfaction de deux points.
Notamment, l’engagement et la prise en charge de 1965 enseignants parmi lesquels seulement 397 sont engagés, immatriculés et attendent leur premier salaire à la fin de ce mois d’octobre; et le déblocage de salaire de 177 enseignants en situation de classe depuis 2009. A cela s’ajoute le cas de 2883 élèves maître de corps de l’ENI session 2009 dont 2531 sont certifiés, budgétisés et prêts à être engagés.
Le mémorandum dénonce le manque de volonté des ministères en charge des dossiers.
Réuni en urgence, la commission composée du ministère de la Fonction Publique, de l’Enseignement Pré Universitaire, de l’Enseignement Technique et celui Universitaire a étudié et s’est engagée résolument à trouver une solution aux problèmes évoqués dans le mémorandum.
Les trois ministres en charge de l’Education ont déploré le manque de communication et ont fait appel à une solidarité entre eux pour solutionner les problèmes de l’éducation nationale.
Pour sa part, la ministre de la Fonction Publique, Mariama Penda Diallo a réitéré la volonté du gouvernement à améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. Elle a déclaré ne pas être responsable du blocage de salaire d’un enseignant et s’est dite prête a engagé tous les cas réguliers et payer en intégralité tous les arriérés de salaires.
En attendant que le 5 novembre n’arrive, les enseignants se concertent et continuent à aller dans les classes. La balle se trouve désormais dans le camp du gouvernement au risque de compromettre l’année académique.
Aboubacar Condé
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Commentaires
BAH Yaya depuis la France
Je pense que le corps enseignant guineen merite de meilleurs conditions de traitement de la part des dirigeants. Et par rapport à la menace d'aller en grève le 5 Novembre, je trouve cela inopportun vu la situation politique, economique et sociale du pays car cela risquerait de nous plonger dans une autre cirse.Cependant j'appelerais ces responsables syndicaux à faire preuve de patience et attendre le regime post transition pour mettre leur projet en execution.